Erato - De Femke Gyselinck / GRIP
Durée 17 min - tout public
C’est sous le patronage d’Erato, la muse de la poésie lyrique et érotique, et non de sa soeur Euterpe, muse de la musique, que Femke Gyselinck a placé ce bref et intime solo par lequel elle tente de traduire le réconfort, la distraction, la passion, la joie et la beauté que la musique peut procurer. Ou peut-être est-ce pour mieux souligner la capacité de celle-ci à exprimer l’indicible ? C’est en tout cas un vibrant corps-à-corps qu’elle engage avec elle le temps de trois chansons tout en contrastes – le R & B dancehall de Palmistry, la pop mélancolique de Gwilym Gold, la neo-soul australienne d’Hiatus Kaiyote. Trois enthousiasmantes « chorés » contemporaines fusionnant la musique et l’expression physique, la maîtrise et l’abandon, l’intimité et la liberté.
The very last northern white rhino - De Gaston Core
Durée 40 min - tout public
Impressionné par un reportage du New York Times sur Fatu et sa fille Najin, ultimes représentantes de l’espèce des rhinocéros blancs, Gaston Core, chorégraphe argentin installé à Barcelone, a eu envie d’invoquer ces deux figures terriblement humaines pour mieux conjurer ses angoisses face au sombre état du monde. Avec la complicité du danseur Oupouy, il s’est employé à déconstruire méthodiquement la grammaire des danses que celui-ci pratique, essentiellement urbaines (hip-hop, krump, finger tutting) ou d’inspiration africaine (coupé-décalé). Ou plutôt à les décontextualiser, en déjouant leurs dynamiques, leurs espaces, leurs figures. En résulte un solo à la fois abstrait et animal, puissant et mélancolique.