Dans le cadre du Festival Trente Trente
We are nomads - De Fernando Anuang'a - durée 50 min
Pour We are Nomads, sa troisième création en solo, Fernando Anuang’a s’est inspiré des nomades massaï et de leur quête incessante de pâturages pour pouvoir vivre : un mode de vie qui incarne un esprit d’exploration, de liberté et de découverte de soi. « Les Maasaï se déplacent dans le temps et l’espace, laissant derrière eux un sillage de poussière et d’empreintes, dit-il. S’ils font parfois des pauses en chemin, ils ne s’installent jamais définitivement. En réfléchissant à leur parcours, ils n’utilisent que ce qui est nécessaire… » Seul sur le plateau, le danseur et chorégraphe kenyan délivre une hypnotique succession de périples en clair-obscur qui, aux yeux des nomades numériques que nous sommes devenus, apparaissent comme autant de démonstrations de résilience.
L'albâtre - de Clara Delorme - conseillé à partir de 14 ans (nudité sur scène) - durée 15 min
C’est de l’angoisse de la page blanche, qui l’a saisie au moment de créer ce premier spectacle, que Clara Delorme a tiré la matière de L’albâtre. Allongé sur une estrade immaculée, son corps nu repose, agité seulement par les lents mouvements cycliques de sa respiration. Un hommage au Carré blanc sur fond blanc du peintre Kasimir Malevitch ? Le propos est plus prosaïque, puisqu’elle a autant songé à ce tableau constructiviste qu’aux barquettes de viande de supermarché, « corps d’animaux morts sur des carrés blancs ». Au même titre que la thématique de la pureté et de la blancheur, le dialogue entre vivant et inanimé est au coeur de ce bref solo, à mi-chemin entre chorégraphie et performance : qu’est-ce qui se passe quand on ne bouge plus et qu’on arrête de respirer ?